Décrire le contenu que l’on veut retrouver
Prenons un exemple fictif : un magazine souhaite conserver une copie de ses dossiers de fond. Le corps des textes serait utile, mais il manquerait une partie du travail si les photographies, les légendes ou les documents joints disparaissaient. La rédaction doit nommer ces éléments avant de choisir les options d’export. Sinon, elle risque de découvrir trop tard que sa copie répondait à une question plus étroite que la sienne.
L’incident envisagé compte aussi. Récupérer un dossier, retrouver les archives d’un auteur et rétablir un site indisponible ne demandent pas les mêmes moyens. La personne chargée de la technique pourra proposer une méthode quand elle saura quel résultat l’équipe attend. « Nous voulons pouvoir relire ces dossiers avec leurs pièces jointes » est un point de départ plus précis que « Nous voulons une sauvegarde ».
Une erreur limitée à un paragraphe appelle parfois une intervention plus simple. Le guide sur la restauration d’une révision WordPress traite cette récupération dans l’historique d’un article. Importer toute une archive pour résoudre ce seul problème élargirait inutilement l’opération.
Pour une panne complète, il faudra aussi parler d’hébergement, de configuration et d’accès. Qui pourra lancer la restauration en l’absence de la personne habituelle ? Quelle copie utilisera-t-il ? La rédaction n’a pas besoin de gérer les serveurs pour demander la date et le résultat du dernier essai.
Comprendre le fichier proposé par l’outil Exporter
WordPress documente un export XML au format WXR, qui contient notamment les articles, pages, commentaires, champs personnalisés et éléments de classement. L’écran permet de choisir tout le contenu ou de filtrer certains exports, par exemple par auteur ou période. Il faut donc conserver les options retenues avec le fichier. Documentation de l’écran Exporter.
Pour notre magazine fictif, un export limité à une catégorie peut convenir au transfert d’un dossier. Il ne doit pas être renommé « sauvegarde du magazine » : ce nom ferait disparaître la sélection effectuée. Une collègue qui récupère le fichier six mois plus tard doit pouvoir comprendre pourquoi certains articles en sont absents.
La période demande la même précision. « Archives récentes » peut signifier des choses différentes selon les personnes. Une note indiquant les bornes sélectionnées, la date de création du fichier et le site d’origine évite cette ambiguïté. Elle permet aussi de distinguer plusieurs copies sans ouvrir chacune d’elles pour deviner leur contenu.
L’export n’est pas une page de lecture destinée au public. Le fichier sert à transporter des données vers un outil qui sait les interpréter. Pour la rédaction, l’examen le plus parlant reste donc une importation d’essai suivie d’une visite des pages obtenues. Lire quelques lignes du XML ne suffit pas à confirmer que les contenus seront utilisables.
Une sauvegarde complète couvre aussi le fonctionnement du site
Le manuel d’administration WordPress distingue la sauvegarde de la base de données de celle des fichiers du site. Il mentionne notamment les fichiers du cœur, des thèmes, des extensions et les médias téléversés. Une stratégie de restauration doit tenir compte de ces deux ensembles. Manuel WordPress sur les sauvegardes.
La conséquence pour une rédaction est concrète : retrouver les textes ne prouve pas que le site pourra redémarrer avec ses fonctions habituelles. Un dossier peut dépendre d’un type de contenu particulier, d’un formulaire ou d’un affichage fourni par une extension. La personne responsable de la restauration doit connaître ces dépendances et vérifier ce qui revient réellement.
Cela ne rend pas l’export inutile. Il peut servir à déplacer un ensemble de contenus ou à disposer d’une copie éditoriale complémentaire. Son utilité augmente quand son rôle est précis. Dans notre exemple, le fichier du dossier constitue une copie de travail identifiée, tandis que le rétablissement du magazine relève d’un dispositif de sauvegarde plus large.
Pour éviter une fausse assurance, le compte rendu d’essai peut employer des formulations limitées : textes du lot importés, images du lot vérifiées, fonctionnement général du site non testé. Ces indications sont plus utiles qu’un simple statut « sauvegarde OK », qui peut couvrir des opérations très différentes selon celui qui l’écrit.
Les images demandent une vérification séparée
Le cours officiel Learn WordPress montre l’importation du XML dans une installation distincte. Il présente l’option de téléchargement et d’importation des pièces jointes. La récupération des fichiers doit donc être vérifiée séparément du téléchargement du XML. Le XML ne contient pas à lui seul tous les fichiers médias : le code de l’export WordPress y inscrit notamment l’adresse des pièces jointes. Cours WordPress sur l’export et l’import.
Ce point change le moment du test. Si l’ancien site devient inaccessible avant l’essai, une récupération qui dépend de ses fichiers peut échouer. Pour le magazine fictif, l’essai doit établir si les photographies sont réellement présentes sur la destination, pendant que la source reste disponible. Une image qui semble s’afficher peut encore provenir de l’ancien hébergement.
La personne technique peut examiner l’adresse du fichier servi et confirmer où il est stocké. La rédaction peut contrôler la bonne photographie, son cadrage, la légende et le crédit attendu. Ces deux regards répondent à des questions différentes : le fichier est-il récupéré, et est-ce bien le contenu que l’article devait montrer ?
Les pièces jointes méritent le même parcours. Un PDF lié depuis un article peut rester invisible dans une vérification centrée sur l’image principale. L’échantillon choisi pour l’essai devrait inclure au moins un contenu qui utilise ce type de document, si le média en publie. Si le document manque, l’essai a trouvé une limite à résoudre avant de compter sur cette copie.
Préparer une destination de test qui ne diffuse rien
Une importation d’essai doit avoir lieu sur une destination distincte du site public. La personne technique peut la protéger et vérifier qu’elle ne déclenche pas d’envois externes. Le but est de pouvoir examiner les contenus sans les présenter comme de nouvelles publications aux lecteurs ou aux outils connectés.
Dans le magazine fictif, le test pourrait contenir un article ancien, un dossier illustré et une page qui comporte une pièce jointe. Ce choix est une proposition de méthode, pas un échantillon universel. Si le média utilise des blocs spécifiques ou plusieurs types d’auteurs, il faut ajouter des cas qui exercent ces particularités.
Avant l’import, l’équipe note les résultats attendus : titre, signature, date, statut et éléments à retrouver. Cette liste permet à une personne qui n’a pas effectué l’opération de contrôler le résultat. Elle évite également de considérer comme normales des pertes découvertes après coup, simplement parce qu’elles n’avaient pas été définies comme des erreurs.
Les connexions de diffusion méritent une attention particulière. Un environnement de test ne devrait pas alimenter un flux surveillé pour publier sur les vrais comptes sociaux. Le guide sur la suspension des publications programmées aide à examiner ce périmètre. La protection doit être vérifiée avant de créer le lot d’essai, pas après la première notification inattendue.
Relire un article récupéré, pas seulement compter les entrées
Un total d’articles identique avant et après l’import est un repère utile. Il ne dira pas qu’un encadré est vide ou qu’une légende a changé de place. La rédaction doit ouvrir les pages choisies et les comparer au contenu attendu, en lisant aussi les liens et les signatures. Cette lecture peut être confiée à un collègue qui n’a pas réalisé l’importation.
Une attention particulière mérite d’être portée aux adresses des liens internes. Un article récupéré peut encore renvoyer vers le site d’origine. Ce résultat doit être noté pendant l’essai ; sa correction dépendra du projet de transfert, s’il y en a un. Le guide pour changer de CMS sans casser les liens partagés traite cette opération plus large. L’export seul n’en constitue pas la validation.
La date visible mérite la même relecture. Importer aujourd’hui un article ancien ne le transforme pas en information nouvelle. Une republication éventuelle demanderait de vérifier le fond et d’expliquer les changements. La personne qui importe doit donc savoir quel statut et quelle date sont attendus dans le lot de test, sans avoir à deviner une décision éditoriale.
Chaque écart doit être rattaché à une page : quel encadré manque, quelle photographie était attendue, où mène le lien incorrect ? Ces indications donnent une prise au responsable technique. Après correction, le collègue pourra refaire exactement le même parcours et constater si l’élément a bien été récupéré.
Conserver la copie et la preuve de l’essai
Une fois le lot vérifié, l’équipe peut conserver le fichier exporté avec la note de périmètre et le résultat de l’essai. Le nom du fichier, sa date et son emplacement doivent être connus des personnes qui pourraient en avoir besoin. Une copie placée uniquement sur l’ordinateur d’un collaborateur absent ne résout pas le problème de continuité.
L’accès doit rester adapté au contenu. Un export peut comporter des informations qui n’ont pas vocation à être publiées telles quelles, notamment lorsqu’il inclut des commentaires ou des contenus non publics. Le déposer dans un répertoire accessible depuis le site sans examiner son contenu serait une mauvaise manière de le partager. La rédaction peut demander un emplacement réservé aux personnes concernées.
Le rythme de publication et les changements du site donnent des repères pour fixer la prochaine vérification. Un nouveau format d’article ou une extension qui modifie les contenus donne une raison de refaire un essai ciblé. Il n’est pas nécessaire de refaire toute une migration pour constater qu’un nouveau bloc a besoin d’un contrôle supplémentaire.
EditoRelay intervient dans la préparation et la diffusion sociale des articles détectés ; il ne remplace pas la sauvegarde du CMS. À la fin de l’exercice, la rédaction devrait pouvoir retrouver la copie choisie et montrer un article récupéré, avec les limites encore ouvertes. C’est cette preuve de récupération, accompagnée de son périmètre, qui permet de compter sur le fichier conservé.
Sources officielles
Documents utilisés pour vérifier les points techniques de cet article.